Accueil

 

la Retirada

À l’occasion de la fin de la Guerre d’Espagne marquée par le retrait « Retirada » des républicains espagnols sur le territoire français, les Archives départementales de Lot-et-Garonne ont réalisé un état des sources qui reflète l’accueil de ces réfugiés dans le département.
Près d’un demi million d’Espagnols franchit la frontière française entre la fin janvier et le début février 1939 sur la route de l’exil : les femmes et les enfants sont conduits dans des centres d’hébergement hâtivement mis en place, tandis que les hommes, après l’enfer des plages et des camps d’internement, sont en partie versés dans les groupements de travailleurs étrangers (GTE) du grand Sud-Ouest. Le Lot-et-Garonne abrite les 505è GTE de Fumel et 536è GTE de Casseneuil où les Espagnols sont respectivement employés à construire la poudrerie nationale de Sainte-Livrade-sur-Lot, et à la Société métallurgique du Périgord.

Cet instrument de recherche relate cette migration forcée et de son impact sur l’organisation administrative, sociale et économique du département : l’arrivée des convois de réfugiés, les premiers secours et comités d’accueil mis en place par la préfecture avec l’appui des communes, l’hébergement chez les particuliers, les soins dispensés à l’hôpital de Villeneuve-sur-Lot, le rapatriement des miliciens des brigades internationales, la surveillance exercée par la police des étrangers sur les « éléments dangereux pour le pays », les autorisations de séjour sur le territoire, et la constitution des groupements de travailleurs étrangers (GTE).

Pour autant, la vie de cette communauté espagnole ne s’arrête pas en 1939, mais a marqué profondément l’histoire de Lot-et-Garonne sous l’Occupation par son combat pour la liberté, empreint de souffrance et de deuil. À cet effet, consultez les sources complémentaires pour la période de la Seconde guerre mondiale qui se trouvent dans le fonds du cabinet du préfet (1 W) et du bureau préfectoral des étrangers (2 W).

Cet instrument doit servir aux historiens, et notamment pour préparer les interventions au colloque qui se tiendra au mois de mars 2009 à Nérac, ainsi qu’aux nombreux descendants espagnols.

-->> sources

111 Abad Floréal  
 
Garcia Angela
  Garcia Edouard  
    Lopez Pedro
  Lopez Pilar